Section VTT

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31 mai 2018

27/05/18 : La Mazar'Yvette


Enfin, une sortie de rando fort agréable, sous un soleil et un temps optimal, et sur un terrain sec !!! Le tracé dans les singles et dans les bois est très fun et judicieusement positionné entre 2 traversés de champs ou de village. En effet, les bois sont nombreux mais petits dans cette région fort colonisée… Les singles sont très techniques et tournoyants, les dénivelés sont doux mais longs, aussi bien à la montée qu’à la descente, le terrain jamais plat, avec de curieuses montagnes russes par endroits. Bon, les champs à traverser ne sont pas très amusants mais cela permet de reprendre son souffre et de réguler son rythme de pédalage.


Seul, le balisage, par endroit, laisse une mauvaise appréciation de l’organisation de cette rando :  les jeunes Scouts ont débalisé le parcours, et ont obligé certain à faire une boucle supplémentaire. Et sur la fin du parcours, les signalisations (peinture à bombe) au sol ont été complétement effacées, rendant la recherche aléatoire, avec forcément des mauvaises pistes prises.


Nous étions 4 sur le parcours du 48km. Marc était parti 1h plus tôt sur le 80km. Et surprise, une retrouvaille : Francis, un collègue des années 2000, qui n’est remonté sur un VTT depuis 2 ans. Avec les problèmes de balisage cités précédemment, Chaud-Patate et moi avions perdu le groupe, et accusé 53km au lieu des 48km annoncés. A noter que les ravitos sont bien garnis et délicieux. On a eu droit au pain/Nutella et au gateau de riz caramélisé… on en a profité !!!!


Nhan







03 mai 2018

28/04/18 : Les 24h VTT de Buthiers


L'USN aligne une équipe de 5 VTTétistes sur les 24h de Buthiers : Loic, Bhagas, Pierre, Hervé et Nhan
  
Le samedi matin, l'équipe arrive au camp de base, monte le barnum et les tentes dans la bonne humeur. Il fait beau, le temps est agréable, et le cadre est superbe en plein forêt de conifères et du sable fin aux pieds... on se croirait à la plage. L'équipe dresse la table et prépare le picnic pour le midi... On déjeune en papotant, tout en préparant notre stratégie de course. Une fois, le ventre rempli, nous nous décidons de faire un tour de reconnaissance du circuit qui vient tout juste d'être balisé. Ce tour fait un plus de 9km. L'équipe rejoint ensuite l'organisation pour la photo des équipes et écouter les consignes de course.

Le samedi 15h, le départ des 24h est donné. Loic part en premier. 1er tour effectué en 40min, puis Bhagas prend le relais. L'équipe table sur 40min pour passer au prochain relais... Mais, 1er surprise, Bhagas a été tellement rapide qu'il a bouclé son tour en 32min et à son arrivée il n'a pas vu son relais (qui comptait se positionner que 8min après). Du coup, Bhagas s'est lancé sur un 2ème tour d'affilée. Il n'a passé le relais qu'après 1h05 à Pierre... Celui-ci a bouclé en 44min, puis au tour de Hervé en 54min, et enfin, moi, je boucle la première série en 41min.

 
Les 2 prochaines séries s'enchainnent dans cet ordre (mais sans incident sur les boucles et relais de Bhagas). Par contre, les temps s'allongent pour les vieux, alors que les jeunes arrivent à garder le même rythme. Sur la fin de la 3ème série, la nuit tombe. Hervé a du allumer les lumières durant sa boucle, et moi, j'ai démarré cette 3ème série, plein phare. Mais tant attendu, la pluie se met à tomber après mon départ... La pluie devient de plus en plus forte, au fur et à mesure de mon parcours, je suis totalement arrosé et mouillé, mon temps, dans la nuit en plus, passe de 41min à 53min.

Il est plus de 2h du matin. L'équipe change de stratégie pour la 4ème série : Les 2 jeunes font 2 boucles chacun, pour laisser plus de temps au vieux de bien roupiller. Mais 2ème surprise en pleine nuit, Loic me réveille dans la tente (eh oui, j'ai reussi à dormir sous cette pluie bâtante et le froid qui s'installe dans la nuit), pour m'annoncer que Pierre et Hervé sont décapités et ne veulent pas rouler sous la pluie... Je prends donc le relais, après Bhagas...

Je découvre donc un terrain complètement dégradé, après 4 heures de pluie discontinues. Certes, le sable s'est endurcie, cette portion est plus roulante, mais les passages sur les rochers sont hypers glissantes. Les singles dans la terre deviennent des passages dans de la glaise. C'est catastrophique, on n'avance plus !!! Le seul réconfort que j'ai trouvé : j'ai eu la chance de voir le jour se levé. La pluie cesse, la brume monte et on aperçoit la lumière du jour sur les sections découvertes... J'éteins mon phrase pour apprécier cet instant rare et magique.

On enchaine notre 5ème série au matin. Comme la pluie a cessé, on retrouve dans les relais, Pierre et Hervé. Au petit matin, et après le petit-dej, je consulte le classement de la course. 3ème surprise, la pluie dans la nuit a causé plusieurs abandons. Merci à la section US Athlé qui nous a prêté son barnum et nous a sauvé certainement d'un abandon dans la nuit sous cette pluie. Et notre équipe est propulsée en 58ème place sur les 114 équipes engagées (on a du gagné plus d'une dizaine de place dans la nuit).

Malheureusement, cette pluie n'a pas disparu, et elle revient laminer le morale des rouleurs, et spécialement Pierre et Hervé, qui nous déclarent forfait pour cette course. 4ème surprise, nous ne sommes plus que 3, pour nous relayer sur le 6ème série. A bout de force, le morale à zéro, mouillé jusqu'aux os car plus de vetements secs de rechange, l'équipe abonne et arrête la course à 1h de la fin. A cet instant, nous étions positionné à la 52ème place sur 114.

Le dimanche 15h, le gong retentit. L'équipe US Natixis termine en 55ème place au scratch, avec 26 tours (mais pas de bol, Loic avait oublié sa puce durant ses 2 tours de nuit !!!! car nous avons réellement effectué 28 tours, 8t pour Bhagas, 6t pour Loic et Nhan, et 4t pour Pierre et Hervé). Sans cet oubli de puce, nous aurions pu terminer entre la 48ème et 50ème place (et plus si l'équipe avait pu rouler jusqu'à la fin de la course).

 
Au final, une épreuve mémorable avec cette météo, un parcours très technique avec nécessité de porter le VTT dans les montées dans les rochers, de superbes singles tournoyantes, des passages dans les rochers qui nécessitent une maitrise du pilotage et des bons freins, des montées et des descentes dans le sable, secs puis mouillé (de plus en plus simples), des passages dans les bois sur la terre souple qui se transforme en marre de boue après la pluie, un rebondissement de la stratégie de course et une réadaptation de chaque coéquipier dans le plan de course... Tout un art à gérer en équipe sur 24h... Merci donc à cette équipe pour ces mémorables moments de ces 23h de Buthiers !!!!

Nhan


Merci Nhan pour ce récit qui reflète bien l'ambiance de nos 24h
et félicitations à toute l'équipe d'avoir donné son meilleur
et ce, sans prendre de douche... puisque ça tombait de là haut o)

Pierre





















 
 



 
 

18 avril 2018

15/04/18 : La Jean Racine


Encore une nouvelle fois la JR laisse un remarquable souvenir... Non pas parce que c'est la plus grande, la plus mythique, la plus ravissante des randos VTT de la région parisienne, mais parce que depuis le début de cette année, c'est la rando la plus grasse !!!!  Vous me direz que ce n'est pas étonnant, après 2 mois de pluie incessante, comment obtenir rapidement des parcours sur une terre sèche en sous-bois. En tout cas, je n'ai jamais autant marché et poussé mon VTT sur une rando.


Initialement et depuis février, inscrit sur le 57km, et sous l'expérience de la Moisséenne du WE précédent, je me suis rabattu sur le parcours du 44km pour moins souffrir de la boue. Mais, cette JR ne m'a même pas laissé la possibilité de rester sur le tracé du 44km jusqu'à la fin. J'ai du abandonner une boucle pour me remettre sur le 34km. Au total, 40km sur mon compteur 3h35 de roulage et un vitesse moyenne de 12,3 km/h.. lamentable..

Pourtant tout était au rdv pour passer une bonne journée en rando : beau temps, température agréable, pas de pluie prévue sur la rando, et un groupe de 7 motivés pour affronter les 44 et 34km, après une boisson chaude offerte au départ et une photo de groupe avec le sourire... Mais très vite, les conditions changent. Le chemin goudronné savant d'échauffement et pour quitter le village, laisse la place à la forêt. Certes, attendu, mais le 1er chemin de terre nous a tous déchanté... glissade, bouillabaisse, ça colle.... Très vite, le groupe s'est scindé en 2. Puis on passe sur la route un moment pour enlever la glaise sur nos roues, puis on attaque la 1ère côte, en serpentin mais sur un versant complètement sec !!! Etonnant. Mais bon, ca n'a pas duré, et dès qu'il fallait descendre dans la vallée, on retrouve rapidement les conditions de boue précédemment citées. De là, je ne me souviens plus des moments agréables de roulage dans cette vallée de Chevreuse. Par contre, je me souviens des chutes, moi et les autres, spectaculaires dans les descentes dans la boue, des portions plates où l'on pousse ou porte le vélo, pour ne pas cramer toutes ses forces. Les chemins étaient tellement boueuses que l'on cherchait à rouler dans les marres d'eau pour ne pas être bloqué. Et les grimpettes où un ruisseau coule au milieu et le long de la pente tellement que la terre est imbibée, il y a que les Vttistes sur leur VTT électrique qui ont réussi à rester sur leur selle !!!! C'est bête, je n'avais pas sorti mon appareil de photo (cause : je viens de recevoir un nouveau iPhone de ma boite 3 jours avant... et je voudrai éviter d'annoncer trop rapidement des dégâts d'utilisation... car pour le précédent, je l'avais noyé dans une poche sous une pluie torrentielle).

Arrivé au ravito au KM26, on a bien mérité une pause. Le ravito est bien garni, mixant du salé ou du sucré, plusieurs boissons colorées, mais je ne me suis contenté que la menthe. Après cette pause, avec mes 2 compagnons Bhagas et Pierre, nous nous sommes décider de repartir sur le 34km, car nous avions eu marre de cette boue... Mais curieusement, la 2ème partie du parcours est plus sèche et raisonnable. Là, on retrouve le sourire et la joie de rouler dans cette vallée de Chevreuse. Et peut-être, un petit regret d'avoir quitté le 44km qui continuait sur un single accidenté autour de l'abbaye de Port-Royal sur les pas de Jean Racine.. On va dire que non, ce parcours doit être très boueux...

@Manue, je n'ai pas croisé la blonde à forte poitrine qui faisait du bénévolat !!! T'étais où ? Même pas de récompense après ces efforts incommensurables... Tu dirais à ton patron qu'il faut prévoir un circuit de délestage, en cas de pluie ou de terrain boueux, en restant sur le haut de la vallée. C'est quand même plus roulant.

@Diana, tu t'es épargnée de la boue, mais t'as loupé l'occas de rouler avec 2 compagnons féminins, Virginie et Lucia.

Encore une JR qui marque... C'est ce qui fait son succès !!!! Par contre, l'inflation du prix de l'inscription à la JR est également remarquable...


Nhan


Bravo aux courageux et merci pour ce compte rendu. Philippe du Crédit Foncier a intitulé sa Jean Racine "good morning Vietnam" et mes copains qui roulent bien ont fait aussi une moyenne lamentable !!!

Marc

11 avril 2018

08/04/18 : La Moisséenne


Malheureusement, j’ai reçu plusieurs désistements de dernière minute, pour des raisons diverses (grève de train, fête tardive le samedi soir, autres rdv importants, etc…)… Mais heureusement, la météo, le soleil et la chaleur étaient au rdv ce dimanches matin, pour accompagner les plus courageux à cette rando VTT. Eh oui, nous étions quand même 10 participants de Natixis, pas très loin du record de l’USN-VTT (11 participants)… Ah !!! si les tous prospects étaient là !!!!!

En tout cas, on a obtenu sur la photo une belle brochette au couleur Purple de l’USN. Et on attend une meilleure photo de la part du photographe de l’organisation….


Moi, qui visait partir un 27km avec les prospects, en leur absence, je me suis engagé sur le 55km avec les autres. Les 30km premiers km étaient plaisants et radieux, beau temps, roulant, papotage, etc.. les 30 derniers km étaient plus durs (je parle pour moi), le soleil a disparu, les couleurs sont plus ternes, la boue (ah !! parce qu’il y a eu, car les pluies fréquentes et récentes ont laissé quelques passages bien embourbés, toutes mes forces ont été épuisées dans ces sections), la côte (une seule) qui casse le rythme roulant, où j’ai du m’arrêter pour enlever ma veste d’hiver. Autre anecdote, j’ai fait un vol plané, en freinant sec pour éviter un poteau sur une voie cyclo (ma faute, j’étais en train de regarder le resto d’à côté, cité et recommandé par mon voisin Eric… mais heureusement pas de casse). Et pour finir, un 60km sur mon compteur au  lieu de 55 annoncés par l’organisateur.

Nous avons quand même eu 3 ravitos sur le 60km. Heureusement, car je n’avais pas pris assez d’eau (à sec à l’arrivée), pas encore habitué à rouler sous ce soleil et cette chaleur.

En tout cas, ce fut une bonne reprise, sous un ciel radieux (pas connu depuis l’été dernier) et un bon entrainement pour les prochains programmes VTT à venir…

Au tombola, Pascal et Lucia ont remporté le gros lot : Pascal, un poulet fermier (on compte sur ton invit barbec) et Lucia, un chapeau pour ses soirées déguisées.

J’espère que cette rando a donné de bonnes impressions aux prospects, et que nous allons les retrouver dans les prochains rdv de la section.

Nhan













19 mars 2018

11/03/18 : Raid de l'Essec


Comme l’année dernière, nous avions coché au calendrier le « Raidoutable » : épreuve du RAID ESSEC parcourue sur plus de 70 km par équipe de 2.
Nous avions apprécié à la même époque l’année dernière l’atmosphère printanière, le soleil et un parcours magnifique. Nous étions donc confiants avec Sam au moment des inscriptions mais déjà un peu moins à 7h samedi matin dans la voiture sous des trombes d’eau.

 Après les questions existentielles : « je prends mon k-way ? J’aurai peut-être dû prendre mes chaussettes étanches » nous avons été amenés en car sur le lieu de départ. Ambiance super sympa entre les 88 équipes et même une fanfare au milieu de la forêt. Le moral est au beau fixe :-).

Comme j’avais terminé dans un état lamentable l’année dernière, nous avions décidé de partir un peu plus prudemment jusqu’à ce que Sam lance : « on commence par seulement 8 km de trail, on peut tout donner, on a 15 minutes de neutralisé ensuite pour prendre les vélos » (sur ce raid le chrono s’arrête entre chaque épreuve pour 15 minutes environ, mesure prise avec une puce que chaque équipe déclenche). La pluie ayant noyé les quelques neurones qui nous restent, nous sommes partis au milieu du peloton et avons entrepris de remonter une quarantaine de concurrents car c’est toujours plus drôle de doubler dans la boue ! Finalement, nous avons fait 6,5 km avec pas mal de D+ (8ième chrono).


 On repart pour la seconde épreuve : 33 km de VTT. Ayant crevé l’année dernière tout était prévu cette année avec des chambres à air aux dimensions des vélos mis à disposition par l’organisation. A la différence du Noctiraid que nous avons fait le mois dernier, nous avions tous le même modèle de VTT et j’étais donc beaucoup moins à l’aise, ne pouvant profiter d’un avantage technologique en carbone ! La aussi, on a laissé partir du monde devant pour avoir le plaisir de doubler des concurrents et mieux profiter de la boue et des ornières. Ayant oublié de déclencher le GPS comme il fallait, je me suis fié aux indications des signaleurs qui nous disaient « moins de 5 km de l’arrivée ». Je suis parti un peu devant n’ayant plus de frein arrière (merci la boue et des plaquettes usées) pour arriver un peu avant Sam au ravitaillement et réparer. Comme je suis très élégant, je ne l’ai pas prévenu et il a donc pu s’énerver en se demandant pourquoi on ne roulait pas ensemble sachant que le chrono est arrêté quand les 2 membres de l’équipe sont présents.

La version de la victime : le plus gênant est de rouler derrière Marc et d’être constamment arroser de boue, ça pique les yeux, je ne vois pas grand-chose à part ses fesses !
Au bout de 24km, on longe des champs, dans des ornières c’est horrible : en faux plats montant j’ai du mal à pousser sur les cuisses en faux plats descendants je n’avance pas. Je me tape une petite hypo et je galère à prendre une barre, la déballer et la manger…
Pendant ce temps-là Marc est parti devant. Je suis dans le dur, je n’arrive pas à le rattraper… Je vais passer 8 kilomètres à l’insulter. Je pensais qu’il était 200m devant mais une fois arrivée je m’aperçois que ce n’est pas lui ! Môssieur m’attend depuis plus de 5’… Il en prend pour son grade. On ne m’abandonne pas comme ça. Le pire c’est qu’il me sort « j’ai eu peur je n’ai plus de frein ». « Mais je m’en fiche, on n’avance pas, qu’est-ce que tu veux freiner ??!!! »

Je suis arrivé en avance pour réparer … sauf qu’il n’y avait personne et pas de matériel :-(. Nous avons donc profité de la plus longue pause de la journée avec 30 minutes pour manger et surtout se refroidir sous la pluie mais avec la satisfaction d’avoir rattrapé du monde en arrivant dans les 5ers (5ème chrono).

Sam : c’est la misère, on est au milieu d’un stade, au milieu de nulle part ! Le seul plat chaud est une soupe déshydratée qui ne veut pas se diluer (je mâche la poudre…), il pleut, j’ai froid, on se retrouve à 10 dans l’unique toilette abrité du stade : hallucinant… 30’ c’est long…

Personne ne s’est fait prier pour repartir en commençant par un tir façon biathlon avec 5 plombs chacun et une course de 150m de pénalité en cas de cible ratée. Nous avons été parfaits au tir même s’il n’est pas facile de charger des petits plombs dans une carabine quand on tremble de froid ! On a enchainé sur la seconde partie VTT en restant groupé même si je n’avais toujours pas de frein arrière. Nous avons été rapides avec le 3ième temps et un bon rythme.
Sam : je me surprends à rêver d’un podium !

On a donc pu enchainer avec un bike & run de 8 km ou on a doublé les concurrents de tête dont certains faiblissaient sérieusement. On avait opté pour des passages de relais toutes les minutes environ qui nous ont permis d’aller vite sauf quand je prenais le vélo pour me reposer de ma course dans des côtes ou Sam me distançait en courant. Nous avons laissé avec plaisir les vélos pour repartir en ayant rangé nos vêtements de pluie car exceptionnellement il ne pleuvait plus pour la première fois depuis 4h de course…
On arrive en 3ème position (5ème temps). J’y crois de plus en plus…
Chrono gelé 15’. Concentration extrême pour la CO. Je me refuse de m’alimenter (juste 2 dates) et de ne pas trop boire pour ne pas avoir mal au ventre…
C’est parti et pour rejoindre le parcours CO, il nous faut faire pile poil 1km (couru en 4’02, trop la classe même si le meilleur temps est de 3’15).
Je récupère la carte pendant que Marc dégaine ses lunettes, et on part pour 9 balises qu’il nous faut pointer en maximum 40’ (toute minute supplémentaire donne 5’ de pénalité).


J’ai trop vite orienté la recherche de balises vers celles qui étaient obligatoires sans tenir compte des facultatives et la tactique n’était pas bonne ! une fois les premières balises trouvées on a cherché en vain et pendant 10 minutes une balise facultative qu’on a trouvé par hasard sur le chemin du retour !!!
Même s’il me semble qu’on court pas trop mal, on n’enchaîne pas assez vite. On fait l’impasse sur 2 balises (30’ de pénalité) et on décide rentrer car on approche dangereusement des 40’. Je me dis qu’il n’y aura pas grand monde qui fera le plein…

On a donc abordé les 6 derniers km assez sereins et surtout en commençant à être légèrement fatigués, surtout moi. Sam courant encore à plus de 13 km/h, il est parti devant sauf que lui avait l’élégance de m’attendre tous les 200 m.
Sam : Au bout de 4km j’ai un point de côté qui ne me lâche pas. Pire, il me fait de plus en plus mal, m’empêche de respirer correctement. On 
alterne la course et la marche. Je serre les dents, et on constate que même en alternant on reprend 2 équipes et personne ne nous reprend. C’est long, j’ai mal, c’est dur mais je pense au podium…

A l’arrivée seule une équipe est déjà là ! Je file voir le classement et là c’est la douche froide :
-       30’ de pénalité pour 2 balises non trouvées (ça on le sait)
-       On a mis 40’06 => 5’ de pénalité supplémentaire (ça c’est très rageant)
-       On fait le 67ème temps sur la CO (sur 88 équipes c’est la honte ! 29’ les 1ers…)
-       On est la seule équipe du Top 25 avec 2 balises en moins
-       On fait le 14ème temps en trail à 8’ des 1ers (on limite la casse)
-       Pas de bière à l’arrivée ! Là j’ai vraiment les boules…
Bon, on se calme ! On discute avec les autres gars, on fait même la connaissance de Pascal Lestable de l’Inspection Générale de Natixis et adhérent de l’US (depuis le temps que je le vois sur Strava…). On file aux douches et on va se faire réconforter par les mains d’une belle osthéo !

Après réflexion, c’était une sacrée course :
-       On a travaillé le mental avec la pluie, la boue, le froid, mon point de côté
-       On a fait preuve de solidarité en se retrouvant à 10 gars collés serrés dans les toilettes
-       Même si on connaît bien son binôme, il peut arriver qu’on fasse des erreurs mais l’important est de le dire dans la bienveillance et de l’entendre sans se vexer. L’objectif est de partager les moments d’euphories et les coups de moins bien…
-       L’ambiance était top entre les concurrents et c’est vraiment génial d’évoluer dans les premiers, c’est une autre course !
-       Il faut se rendre à l’évidence : la CO est un sport à part entière… Et on n’est pas très bon…


Nous terminons 17ème sur 88 d’équipe en 5h07 + 35 minutes de pénalité soit 5h42’.

C’était une super journée, juste un peu fatigante mais on reviendra et promis d’ici la prochaine fois, je m’entraine à la course d’orientation et je lis mieux la carte.

A refaire en essayant de former plusieurs équipes d'athlètes et/ou de cyclistes de l’US.


Marc et Sam

15 février 2018

11/02/18 : Nocti’Raid par le Bon, la Brute et le Truand

1ère course de la saison avec ce Nocti’Raid par équipe de 3, en compagnie de Marc et de mon ami Ben.
Notre nom d’équipe est le « Le Bon, la Brute et le Truand ». Pourquoi ? Je n’en sais rien !
 
 
Au vu des conditions climatiques, le parcours a été réduit (moins de VTT, les 13km de run & bike ont été annulés, le trail passe de 13km à 18km), aussi nous partons pour :
-       18,5km km de VTT
-       Tir couché à la carabine (cible à 15m) avec 5 balles par équipier
-       Une 1ère boucle de 9km de trail
-       Tir couché à la carabine
-       Une 2nde boucle de 9km de trail
-       Tir couché à la carabine
-       Minimum 8km de course d’orientation avec 15 balises à trouver (15’ de pénalité par balise manquée)
Nos GPS terminerons à plus de 1 100m D+.
Le départ est donné par vagues de 30’’ et nous partons en 95ème position sur 105 soit à 22h,dans un léger crachin et dans la neige plus ou moins fondue.

 
Le début est une longue côte goudronnée qui se finit par un mur bien raide en sous-bois.
Comme prévu Marc est devant sur son nouveau jouet, c’est le Bon ! Je pédale comme une Brute et Ben fait le Truand planqué derrière.
Comme prévu, dans le mur je descends du vélo, comme tout le monde, pour le pousser car je n’adhère pas mais pas « comme prévu », en levant la tête je vois Marc en train de tirer le vélo d’une fille tout en pédalant ! Moi, je peux crever…
 
On engage pas mal, on remonte énormément d’équipes mais les conditions sont difficiles : soit c’est de la neige et on glisse, on dérape très facilement soit c’est de la boue et c’est pareil. La pluie est vraiment froide, et par certains endroits c’est dur d’avancer avec le vent et la pluie qui fouette le visage.
Marc nous attend un peu et dès qu’on recolle il réaccélère. Il est impressionnant de facilité.
Selon Marc : en vélo, le matériel permet de faire vraiment la différence. Entre un 29’’ carbone de 9,5 kg et un 26’’ alu de 12 kg, l’effort n’est pas le même !
Avec Ben on a les cuisses qui brûlent un peu…
On finit la partie VTT en 1h03 suite à un pilotage contrôlé ou chanceux.  Pas de casse ni de chute !
On réalise le 5ème temps à 6’ des 1er. On a envoyé grave…
Arrêt au stand pour changer de chaussures et échanger les vêtements vélo avec les vêtements course à pied.
1km de course pour rejoindre le pas de tir. Faux départ, demi-tour, j’ai oublié ma frontale et dans la précipitation je perds un gant…
Sinon les snipers sont de sortie : 5 plombs chacun et c’est 15/15 (un bonus de 30’’ est donné par cible touchée). On est Bons ! L’équipe est renommée le bon, le bon et le bon :-)

On part pour une 1ère boucle de trail de 9km avec 2 bonnes bosses qui cassent bien les cuisses. Marc devant en profite une nouvelle fois pour littéralement porter une fille dans une côte. Il est désespérant.
Le parcours est extrêmement boueux (à en faire pâlir le trail des Marcassins ou le Maxi cross de Bouffémont) : on s’enfonce dans 20cm durant 7km sur 9… Bizarre, ma frontale n’éclaire pas autant que d’habitude, le froid a peut-être eu raison de ma batterie… On se relaye bien, on envoie bien, comme des Brutes, peut-être même un peu trop ! On risque de le payer, mais je compte sur une défaillance de Marc…
Second passage au tir, c’est la cata : je fais 4/5, Marc 5/5 et Ben 2/5. Le deal est une bière payée par cible manquée. Autant dire que Ben est énervé et ça ce n’est pas bon, ça signifie qu’il va envoyer encore plus !
Je change les piles de ma frontale et c’est reparti pour la 2nde boucle de trail. Je suis dans le dur physiquement : j’ai les jambes bien lourdes et ça tire derrière les cuisses à chaque foulée, à chaque fois qu’il faut décoller les pieds de la boue, ça fait vraiment mal… Il reste plus de 15 bornes avec la course d’orientation. Ça va être long. Ce qui m’énerve le plus c’est de voir Marc toujours aussi bien. Pour m’encourager il m’avoue « pour le moment ça va, mais tu sais j’ai commencé mon effort qu’après le vélo ! ». Il sait réconforter…
 
De plus ma frontale n’est toujours pas top, je profite d’une côte pour m’apercevoir que je l’ai mise à l’envers : j’illumine le ciel… Boulet !
Les gars lèvent un peu le pied pour moi, on attend Ben qui fait une pause technique. Je suis à la traîne mais je serre les dents… On remonte encore des équipes.
Dernier passage au tir et on fait le plein : 15/15 ! Ouf… On est Bon ! On bénéficiera d’un bonus de 20’ sur 21’ possible.
On réalise le 8ème temps en 2h08 (temps de tir compris et arrêt au ravito). Pas mal du tout au vu de ma piètre performance sur la 2nde boucle et du temps perdu au ravito !
Passage au camp de base pour retirer la carte de la course d’orientation. Et surtout je peux enfin me rassasier d’une pâte de fruit et d’un thé chaud sucré…Ben et moi en profitons pour nous changer car nous sommes trempés. Encore une fois je perds du temps : mon k-way et ma 1er couche sont à l’envers… Marc, fidèle à lui-même, reste en maillot de bain et s’aperçoit que son grand âge et sa vue qui baisse vont rendre impossible la lecture de la carte pour cette dernière épreuve !
 
 
C’est parti pour 15 balises réparties essentiellement sur le campus et ses abords. Le terrain est davantage goudronné, je me sens beaucoup mieux et je vois la différence : mes jambes répondent mieux, plus de douleur.
Ben est aux commandes, il est Bon.
Marc est toujours au top (je me suis résigné à l’idée de le voir dans le dur et à l’attendre) mais comme il ne voit rien la nuit sans ses lunettes et que sa frontale ne marche plus, il endosse le rôle de chien de chasse en allant pointer chaque balise, c’est la Brute.
Quant à moi, je fais semblant de valider les choix de Ben et je donne du rythme dans les relances, je suis le Truand !
On enchaîne bien les balises même si on a perdu 15’ et fais 1 bon km de plus en jardinant sur une balise mais dans l’ensemble on a été Bons et on finit en trombe !
Finalement on ne réalise que le 41ème temps avec 1h38 et loin devant les 1er en 59’… Un peu déçu après coup. Pour Marc, très pragmatique rajoute qu’on a couru et pédalé plus vite que d’autres mais qu’on a joué le jeu sur la course d’orientation en restant tous les 3. Effectivement on a vu beaucoup d’équipes composées d’un ou deux coureurs validant les balises pendant que les autres attendaient tranquillement…
 
Au final, un 1e raid qui met en avant (outre la très bonne cohésion d’équipe, le trop peu de temps passé au ravito et le niveau physique de Marc) :
-       Des erreurs inhabituelles et de débutant comme ma frontale à l’envers ainsi que mon change, la perte de mon gant (que j’ai retrouvé près de mon sac)
-       De vives douleurs ressenties pour la 1ère fois aux ischios sûrement dues à la boue, la neige, au froid mais aussi à la débauche d’énergie en VTT pour suivre et coller Marc
-       Une impatience de remettre ça dans un mois, toujours avec Marc mais sur un raid encore plus long :-(



Sam

Compléments de Marc : bref, une super épreuve, une ambiance sympa, mais la nuit rend tout plus compliqué. Sam et Ben ont l’habitude mais c’était nouveau et difficile pour moi de courir dans la boue. Avec la succession d’épreuves et la fatigue (on n’a plus l’habitude de se coucher si tard :-(), on perd en lucidité).

Un grand merci à Ben et Sam pour cette initiation humide et boueuse. Comme toujours Sam va nous faire croire qu’il était dans le dur du début à la fin et que les autres étaient faciles alors qu’on est restés ensembles du début à la fin …
Pour le prochain raid ça commence par du trail, je vais être dans le dur tout de suite :-(.